Propos humoristiques

La célébration

Il y a des histoires de famille qui ne sont pas toujours très reluisantes. L’histoire des hommes en est pleine, hélas. Heureusement il y a quelques filiations qui imposent l’admiration tant elles sont belles et riches. Cela peut s’appeler l’amour, la passion, le respect pour déboucher sur de l’émotion sportive à l’état pure. Un journal a joliment titré pendant le Tour de France : « Le maillot jaune pour Mathieu Van Der Poulidor ». Tout est résumé dans ce titre.

Fils d’Adri Van Der Poel (Champion du Monde de cyclo-cross en 1995) et de Corinne Poulidor, quand Mathieu passe la ligne d’arrivée de la troisième étape à Mûr-de- Bretagne, les doigts et le yeux pointés vers le ciel, quand il pleure à chaudes larmes en endossant le maillot jaune, c’est à son grand-père Raymond qu’il rend hommage ; lui qui ne l’a jamais porté ce fameux maillot. Ce jour là, Mathieu, c’est comme s’il lui offrait le maillot tant désiré, c’est comme s’il le partageait avec son grand-père, en une connivence familiale et passionnelle. Eux seuls pouvaient le comprendre, le ressentir. Appelons ça une célébration. Monsieur Poulidor vaut tellement mieux que cette mauvaise image « d’éternel deuxième ». Il a un palmarès impressionnant, lui l’humble, d’une famille de paysans, qui s’étonnait à ses débuts qu’on le paya pour faire du vélo.

Autre temps, autre moeurs !

Il est des familles où le vélo est une religion perpétuée de génération en génération. Il en est quelques unes dans notre sport. Citons au hasard : les Garin, Pélissier, Bobet, Danguillaume, Gallopin et autres « Forçats de la route ». Comme dans ces familles d’artisans où le flambeau de l’amour du travail bien fait, celui de la belle ouvrage se transmet de génération en génération.

Pour un cycliste professionnel, une victoire d’étape et le maillot jaune sur le Tour de France, c’est le Graal alors quand ce symbole est partagé, célébré par toute une famille cela s’appelle l’amour et le respect des siens. C’est ça la passion du vélo, et son cortège de souffrance, c’est de l’émotion à l’état pure.

Merci messieurs Van Der Poulidor.

Gilbert Cavalli

PS : Ces lignes ont été écrites avant l’abandon de Mathieu Van Der Poel dans le Tour de France. Il aurait été intéressant de savoir ce qu’aurait pensé son grand-père de cet abandon programmé dans la course la plus prestigieuse du monde ?

Une chute spectaculaire dans la compétition de VTT a eu raison des velléités olympiques de Mathieu Van Der Poel.

Serait-ce le retour de la vengeance du Maillot Jaune outragé ?

 

L’esprit de compèt’

Supposons un cycliste lambda qui roulotte tranquille, peinard, rêvassant, il est seul, il profite de la beauté de la nature. Il est zen, serein, le visage apaisé. A le voir ainsi il ferait presque penser à un poète.

Tout à coup, devant lui, à quelques centaines de mètres, il aperçoit un autre cycliste. Comme dans les BD, une lumière s’allume dans sa tête … c’est qui ce mec ? Notre cycliste dilettante ressent alors un léger frémissement animal, celui du prédateur, et de fait sa cadence cardiaque et de pédalage s’accélèrent. Il faut rattraper l’autre. Une fois rattrapé, si le cycliste chevauche une bicyclette, c’est alors le mépris absolu … genre nous ne sommes pas du même monde, je ne te salue pas, on ne joue pas dans la même catégorie. Moi monsieur je fais du vélo, pas de la bicyclette. L’élitisme se niche partout.

Par contre si le rattrapé est juché sur un vélo et je précise, sur un vélo de course, alors aussitôt………

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Le vélo, entre rêve et réalité

Avant toute chose, un vélo ça se rêve. Quand j’étais enfant je rêvais d’un vélo bleu.

Le premier que j’ai eu était vert ! Vert, bleu on ne va pas pinailler ! Un vieux vélo de mon père, sans dérailleur. Selon la légende (celle de mon père) il avait appartenu à un coureur. Impressionnant pour un môme !

Depuis j’en ai eu quelques uns des vélos et de toutes les couleurs mais jamais de bleu. A chaque fois que j’envisage un nouveau vélo c’est le même processus imaginatif qui se met en place. Oui un futur vélo avant toute chose ça s’imagine, ça se rêve, ça se pense. Passons rapidement sur un « détail » vulgaire et bien concret : le budget. Celui-ci une fois déterminé, on en revient au rêve.

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Nous valons mieux que ça

Je vous le dis bien honnêtement mes chers camarades, je ne suis pas ravi de l’annulation de notre rallye pour la deuxième année consécutive, à cause de cette pandémie qui nous pourrit bien la vie. Ce rallye, dont nous pouvons être fiers, ne nous a valu que des compliments. De par son organisation rigoureuse et chaleureuse, de la part des participants. Il fut en tout point parfait, à part peut-être quelques fléchages hasardeux ! Cette année encore beaucoup, j’en faisais partie, étaient prêts à remettre les mains dans le cambouis pour la bonne cause.

De la Présidente aux petites mains, en passant par les membre du Comité de Direction, tout le club, ou presque, s’est toujours investi avec ardeur dans cette aventure. Hommage au Président Marc Réal qui fut l’initiateur de cet événement marquant de notre Bvyc.

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Lettre ouverte à Georges Brassens

Préambule : les lignes ci-dessous sont écrites au masculin mais rien n’empêche de les lire au féminin … parité oblige !

Mon cher Georges,

Tu prétendais que : « A partir de trois on est une bande de cons », c’est parfois vrai, mais pour une fois, mon camarade Georges, je ne suis pas d’accord avec toi.

Si tu savais combien, depuis bientôt un an, j’ai envie de faire partie d’une bande de cons ! Je veux bien même en être le chef, et soyons fous, en être le roi !

Le roi des cons, ça claque non ?

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Le monde vu d’un vélo

Quand on monte sur un vélo, on prend forcément de la hauteur, même pour les plus petits d’entre nous (on ne fait aucune vanne à ce sujet !). Cela paraît évident et pourtant … Prenons l’exemple du film « Le cercle des poètes disparus ». Afin que ses élèves voient les choses et le monde d’une façon différente le professeur les fait monter sur leurs tables ! Nous plus prosaïquement nous montons sur nos vélos, alors forcément, nous voyons également le monde différemment.

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LA MAIN

Bernard LUCAS

Tu me prends la main

Comme un dernier adieu

Et doucement tu la lâches

Sans faire de bruit

Ainsi s’en va la vie

  • Ne pars pas l’ami

  • Ne pars pas, reste encore un peu

La course n’est pas finie

Je te raconterai …

Des histoires de vélos et de bistrots

Des histoires de perdants et de gagnants

Je te parlerai de la vie

Une petite vie, mais notre vie

Quarante ans ici, c’est un peu chez moi aussi

Qui s’en va aujourd’hui

  • Ne pars pas l’ami

  • Ne pars pas, reste encore un peu

Demain on refera le monde

Encore une fois…

L’Indochine et l’Algérie

La fin de nos colonies

Paris qui brûle sa jeunesse

A un général en détresse

Le grand Brel est parti

Un Enfoiré l’a suivi

Les conscrits quittent la France

Les banlieues sèment la violence

La canicule nous terrasse

Un rêve d’été s’efface

Nougaro se fait la malle

Une robe de cuir quitte la salle

Le ballon rond sublime la France

Black, blanc, beur pour une romance

La haine tue aussi à Paris

Et nous défilons pour Charlie

Notre-Dame brûle et Paris pleure

Tout passe, rien ne demeure

  • Ne t’en vas pas l’ami

  • Pas aujourd’hui

Raconter nos histoires

Sans emmerder personne

Pour ne pas exister seul

Et rabâcher sa solitude

Je t’emmènerai

voir le Tour de France

Juste pour le raconter aux amis

Et te voir sourire

Allez viens, ils s’impatientent

La Leffe est servie

Du dimanche au jeudi

Ils veulent t’entendre chanter…

Quand tu étais coureur cycliste

Tu décrochais les étoiles

Et nous étions heureux

  • Voilà c’est ta vie

  • Ta petite vie

  • Et la nôtre aussi l’ami

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