Black friday et Liberté

Black friday. Autre terme de solde, d’opération commerciale, période pendant laquelle des gogos (j’en fais partie) vont acheter des vêtements et plein de choses inutiles dont ils n’ont (dont je n’ai) pas forcément besoin.
En même temps (je suis très en même temps en ce moment !) je me donne bonne conscience en pensant, bien naïvement, que j’aide à relever l’économie du pays mais surtout que j’ai la chance de pouvoir consommer librement tout en étant bien conscient que la bonne affaire ce n’est pas le consommateur qui la fait mais le vendeur.
Cela s’appelle la société de consommation, elle est ce qu’elle est, pas toujours reluisante, encouragée par un indécent battage médiatique.
Récemment j’ai été stupéfié d’entendre une député demander l’interdiction du black friday afin de nous protéger de la surconsommation et pour « sauver » la planète. C’est tout à son honneur et prouve qu’elle fait bien son travail d’élue … mais … car il y a un mais : interdiction veut dire que l’on aurait plus le choix et le petit mot qui va bien avec : « Liberté ». Toute aussi honorable et respectable qu’elle soit, qui est-elle pour décider de ce qui est bien pour nous, pour moi ? Ne serions nous pas assez adultes, censés, raisonnables pour que quelqu’un d’autre pense à notre place ? Il y a, en l’occurrence, une forme d’infantilisation qui me dérange.
Il fut, il est, de par le Monde des pays où l’on pense ce qui est bon, ou pas, pour les gens, où des élites, celles qui savent, s’arrogent le droit, de faire le bonheur du bon peuple, celui qui ne sait. Force est de constater que ce ne fut pas, que ce n’est pas toujours une réussite au niveau du libre choix.
L’année prochaine, j’irai (ou pas) aux soldes et autres black friday pour  consommateurs compulsifs … mais en toute conscience, ce sera mon choix … ce sera ma Liberté.
Gilbert CAVALLI

MAILLOT A VENDRE

Maillot à vendre !!!

 Notre maillot du Bvyc était déjà bien représenté dans le département des Pyrénées Orientales, par la famille Sautereau, par Gérard Poisson, or cette belle région va s’enrichir d’un nouvel arrivant de marque en la personne de Marc Métayer.

Il y a peu il disait vouloir vendre son maillot ??? Damnation, geste sacrilège, non Monsieur on ne vend pas un tel maillot. Il est trop riche de souvenirs. On le prête, on le donne, on l’encadre, on le met au coffre mais on ne le vend pas. C’est dit. Un maillot du Bvyc c’est comme un tatouage indélébile, c’est pour la vie. (De toute façon ce n’est pas moi qui l’aurais acheté.). Donc tu le gardes et tu le fais briller, comme tu sais faire, sur les routes du sud.

Vous avez remarqué il y a des gens qui sont très énervants. Marc en faisait partie. Il avait l’humour grinçant, celui qu’on aime, il faisait divinement bien les chocolats et la cuisine (j’ai testé), sa porte était toujours ouverte, c’était un bricoleur hyper actif et un cycliste très fort … parfois trop fort ! Il m’énervait quand il disait « reste dans ma roue »  … j’aurais bien voulu rester dans ta roue Marc !

Mais pourquoi en parler au passé ? Il est toujours notre copain, il part simplement pour d’autres aventures, d’autres projets. On pourra toujours aller rouler avec lui dans la région d’Argelès où des gîtes tenus et loués par lui seront à notre disposition.

Il est de bon ton de dire que ce sont toujours les meilleurs qui s’en vont. Je ne sais pas si c’était le meilleur et je m’en fout mais c’était (c’est) mon ami, un bon copain de vélo. Je me permets de reprendre à mon compte ce que disait La Boétie à propos de Montaigne quand on lui demandait pourquoi cette amitié, il répondait « Parce que c’est lui, parce que c’est moi ».

Bon vent et sois heureux Marc.

Gilbert CAVALLI

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