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Eglise de St Sulpice de Favières
"La plus belle église de village de France"


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Un peu d’histoire…par Bernard LUCAS

LOCALISATIONvmi32

Le sanctuaire dans lequel vous entrez est un des plus beaux édifices religieux de l’Essonne.
La chapelle des miracles, datant du 12e, abrite le buste reliquaire de saint Sulpice.
En ce lieu, des églises se sont succédé pour abriter les pèlerins. A l’origine un culte païen christianisé. L’avant dernière église, la chapelle des Miracles, est datée de 1175, le chœur se situait à la hauteur de l’abside nord, son mur doit toujours servir de contrefort à l’église actuelle (sans garantie de BHL ?).

L’église se situe dans la commune de Saint-Sulpice-de-Favières, dans le département de l’Essonne. Un bourg rural situé à 10 km au sud d’Arpajon.
L’édifice actuel date de 1260 et a été bâti en 60 ans.
Célèbre pour son pèlerinage, ce petit village s’est enrichi, à l’époque de Saint Louis (Louis IX), d’un sanctuaire aux dimensions d’une cathédrale qui en fait, peut être, « la plus belle église de village de France ».
Cet édifice, d’une rare luminosité, présente de magnifiques vitraux du XIIIe siècle.

HISTOIRE

L’église Saint-Sulpice, construite pour l’essentiel de 1245 à 1315, elle est l’un des plus beaux exemples du gothique en Île-de-France ; elle a remplacé une église de 1180 dont il reste la chapelle des Miracles. Elle a été classée aux monuments historiques en 1840.
L’église Saint-Sulpice est une église paroissiale catholique romaine. L’église est dédiée à Sulpice le Pieux qui fut chapelain du roi Clotaire II, évêque puis archevêque de Bourges en 624. Il était le protecteur des pauvres et des persécutés, il est mort le 17 janvier 647.
Saint Sulpice (vers 576 – 647) aurait ressuscité un enfant qui s’était noyé à Favières. Les reliques du saint vénéré, apportées au village, furent l’objet de grands pèlerinages. Des guérisons miraculeuses se produisirent, qui attirèrent un nombre croissant de pèlerins.
Cette église surprend par ses dimensions de cathédrale dans un village aussi peu peuplé.
Un pèlerinage fit sa fortune La construction de cette église a été financée par les pèlerins.

DESCRIPTION

L’abside polygonale à quatre étages mesure 23,50 mètres de hauteur sous voûte. Sur le côté nord, s’élève un clocher carré épaulé de contreforts. Son toit en bâtière dépasse à peine la hauteur du chœur. La façade possède un beau portail dont le tympan retrace le Jugement dernier. Au trumeau, une statue de saint Sulpice, mutilée sous la Révolution.
La nef a six travées. Les bas-côtés supportent une galerie qui se continue autour du chœur, avec un triforium (en partie bouchée aujourd’hui) à claire-voie au-dessus. Un berceau en bois recouvre les quatre premières travées de la nef qui s’était écroulée ; cette couverture est due à la générosité du marquis Guillaume de Lamoignon. Le reste de la nef et l’abside ont des voûtes d’ogives. Dans le collatéral droit, les vitraux du XIIIe siècle retracent la vie de la Vierge et l’enfance du Christ en trente médaillons. Les vingt et une stalles sont du début du XVIe siècle ; leurs accoudoirs sont sculptés de petits personnages pittoresques. On descend dans la « Chapelle des Miracles » en franchissant la porte qui donne sur le bas-côté gauche. On peut y admirer un buste reliquaire de saint Sulpice, une statue de sainte Barbe en bois polychrome du XVe, et un puits témoin de l’ancien culte.
L’église est l’un des principaux édifices gothique rayonnants de la région, et son architecte connaissait les grands chantiers royaux de son époque. Les travaux s’arrêtent toutefois avant la fin du XIIIe siècle, et quand ils reprennent au siècle suivant, ce n’est que pour édifier la façade occidentale : la nef reste inachevée, ou bien est détruite partiellement sous les guerres de religion.
Le plan de l’église est simple, sans transept ni déambulatoire, mais l’architecture est très élaborée, en évitant tant que possible les murs pleins en y substituant vastes verrières et arcatures plaquées. Les collatéraux dépassent une hauteur de 11 m sous les voûtes et sont à eux seuls plus élevés que beaucoup d’églises rurales, et le chœur est particulièrement élancé et lumineux, culminant à une hauteur de 22,80 m. La minceur des supports et la belle sculpture des chapiteaux contribuent aussi à l’élégance de l’église. Son abside avec claire-voie et des fenêtres sur trois niveaux superposés est particulièrement remarquable. Le chevet est un chef d’œuvre gothique.

Au moment de son classement au titre des monuments historiques par liste de 1840, l’église tombe presque en ruines. Elle a été restaurée pendant le dernier quart du XIXe siècle, et fait toujours la fierté du village et de la paroisse. L’église reste un lieu de culte vivant, où des messes sont célébrées plusieurs fois par semaine, rayonnante à ses débuts, de toute l’Ile-de-France.

ARCHITECTURE

Elle se compose d’une nef de quatre travées accompagnée de collatéraux ; d’un chœur de deux travées droites, également accompagnées de collatéraux, et d’une abside à cinq pans ; et de la chapelle des Miracles, qui comporte deux travées alignées sur le collatéral nord du chœur. La première travée du collatéral nord du chœur sert de base au clocher.

La sacristie est parallèle à la chapelle et alignée sur son mur septentrional.

Nef et chœur sont de largeur identique, à savoir 9,52 m, et les collatéraux conservent la même largeur et la même hauteur sur toute leur longueur, qui est de 32,80 m hors œuvre. Ils se terminent par des chevets plats. Les cinq premières travées de l’édifice sont de profondeur identique et barlongues, deux fois plus larges que les travées des collatéraux, qui sont carrées.

La sixième travée est moitié plus profonde que les précédentes. Sa largeur et sa profondeur sont reprises par l’abside, qui est toutefois à pans coupés : elle comporte deux pans faiblement obliques, deux pans disposés de biais et le pan central du chevet.

L’élévation du vaisseau central comporte l’étage des grandes arcades ; un étage intermédiaire avec des murs lisses dans la nef, des arcatures plaquées dans les deux premières travées du chœur, et des verrières du côté du chevet ; et l’étage des fenêtres hautes, qui n’a jamais été construit au-dessus de la nef, et qui n’existe donc que dans le chœur, y compris l’abside.
Restée inachevée, la nef est recouverte par une fausse voûte en berceau constitué d’un lattis plâtré ; tout le reste de l’église est voûté d’ogives. La hauteur sous le sommet des voûtes est de 11,10 m dans les collatéraux, et de 22,80 m dans le chœur, où les chapiteaux du second ordre se trouvent à 17,50 m du sol. L’église possède trois portails, tous les trois situés dans la façade occidentale. C’est le petit portail du collatéral sud qui est habituellement utilisée.

Le portail est très mutilé. Le thème iconographique du jugement dernier rappelle encore celui des cathédrales gothiques.vmi35

L’intérieur de l’église, vaste et lumineux, orgue de lumière particulièrement clair et spacieux, avec son élancement, invite à une élévation toute spirituelle.

Le banc d’œuvre ou banc de l’œuvre est un type de mobilier liturgique consistant en un banc réservé aux membres du conseil de fabrique d’une paroisse.
Caractérisé par l’importance de sa taille et de son décor, le banc d’œuvre est situé le plus souvent face à la chaire à prêcher.
Sa destination peut être indiquée par une inscription.
Il désignait le banc où étaient assis les marguilliers, conseillers paroissiaux ou personnes notables de la paroisse.

LES VITRAUXvmi34

La grisaille est une préparation destinée à peindre le verre, elle est utilisée pour dessiner des traits opaques notamment sur des verres non teintés.

Les verrières sont dites historiées lorsqu’elles racontent une histoire souvent tirée de la Bible.
A Saint-Sulpice-de-Favières, il s’agit de deux verrières, l’une dédiée à la Vierge Marie, l’autre à saint Sulpice.
Cette structure à trois niveaux est exceptionnelle. La verrière du collatéral droit, avec ses trente médaillons, forme un ensemble cohérent représentant l’apogée des techniques des maîtres verriers.
C’est l’enfance du Christ qui est racontée, comme en bande dessinée.
Coloriées et historiées, elles assurent la luminosité de l’intérieur tout en illustrant l’enseignement de l’église, joignant le régal des yeux à l’éveil des esprits.

Pour mes potes du B.V.Y.C. en souvenir d’une belle journée.

BHL

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